Merci à tous ceux qui ont prit leur plume pour écrire un petit mot sur notre groupe.


« Les textes en français sont assez sombres et ne se contentent pas de faire de la figuration pour la musique. Le tout présenté dans un très beau livret bien réalisé.

“Elle”, c’est une pièce de plus de neuf minutes, clairement progressive, avec des passages instrumentaux, une basse et des claviers bien envoyés. »

Chronique de l’album Solitude – Néoprog

L’album commence sur un ton à la fois rock et soft. Dès le départ, les paroles sont accrocheuses car elles nous font réfléchir sur le sens de la vie. Philosophiques, métaphysiques et surtout terre-à-terre, les textes sont chargés d’émotions, mais aussi de sincérité et de vécu. 
Revenons malgré tout à la musique qui me paraît elle aussi digne d’intérêt, car beaucoup de styles se bousculent avec entre autres du classique et du métal. La noirceur et la rudesse dominent d’abord dans une ambiance parfois proche de la cold-wave anglaise. La musique de Tokamak est à la fois sombre et pleine de richesses. Le chant et le jeu des instruments sont d’un bon niveau avec des incursions dans le rap et le rock plus nerveux semblable à celui du regretté Téléphone. Le métal est lui aussi bien présent avec un beau travail à la guitare. Plein de richesses en fait avec de nombreuses facettes sonores qui habillent avec goût les textes de chaque chanson.
Pour ceux qui cherchent du bon rock Made in France, voilà donc un album qui vous est destiné. Une bonne découverte de l’Hexagone !

Chronique de l’album Solitude – Music in Belgium – Thirionet

Deux années après un mini-CD prometteur sorti en 2010, Solitude est le premier vrai album de Tokamak, groupe de rock originaire de Marseille qui a choisi de chanter en français. Résultat d’un processus évolutif impressionnant, on sent dès les premières notes que le travail et l’expérience acquise pendant les concerts ont payé. Le chant de Jorge Dias est habité, les chansons installent des climats dont la profondeur est indéniable et les structures se sont considérablement épaissies grâce à l’ajout d’un claviériste (Rémi Gallimard). La plupart des titres sont du rock classique joué en tempo moyen mais avec quelques dérives progressistes et un côté sombre qui n’échappera à personne. Les textes sont à l’avenant, exprimant le doute, l’isolement, voire la schizophrénie. La pochette du digipack, lui aussi tout noir, est à cet égard très parlant avec cette boule rouge incongrue perdue au milieu de ses consœurs grises. La sonorité épaisse est dominée par la guitare de Thierry Vidal qui évite tout effet de virtuosité et ignore les complications stériles. Ses riffs sobres et robustes drivent une musique menaçante à travers les paysages désolés d’un monde futuriste qui s’est autodétruit. Bien écrites, les paroles font mouche tandis que naissent des visions obsédantes. Au milieu du répertoire figure un drôle de rap / rock, deux genres par essence antinomiques qui sont ici intégrés avec une belle fluidité. Parfois, comme sur Qui Sait? ou sur le superbe Elle, des traits de lumière trouent les ténèbres tandis que la musique dense se fait soudain plus légère et harmonieuse. A noter que le disque contient un onzième titre caché : un instrumental éthéré joué à la guitare qui termine le répertoire sur une note mélancolique porteuse d’espoir. Après un voyage éprouvant au cœur de ruines fumantes, le soleil resplendit enfin. Sur leur site, les membres de Tokamak souhaitent connaître ce qu’on pense de leur musique: ils n’ont aucun souci à se faire, leur premier long-métrage aussi obscur qu’ambitieux est une belle réussite!

Chronique de l’album Solitude – Dragonjazz – Pierre Dulieu